Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Alain Kervella

est né le 12 novembre 1891 à Plougastel-Daoulas (Finistère (29))

Alain Kervella est né le 12 octobre 1891 à Kermutil en Plougastel-Daoulas, Finistère. Il est le fils aîné de François, cultivateur, marin-pêcheur et de Marie Louise Lagathu, son épouse.

Par la suite, deux autres garçons, Nicolas et Louis, viendront compléter la fratrie.

A cette époque, il n'y a pas encore de pont sur l'Elorn, et pour gagner Brest, il faut emprunter le vapeur, ou effectuer un long détour par des routes étroites. Les traditions sont donc vivaces dans la presqu'île de Plougastel-Daoulas, riche de 37 km d'un littoral découpé, et d'un microclimat qui favorise les cultures maraîchères.

A la fin du 19e siècle, Plougastel compte près de 7000 habitants, dont de nombreux Kervella, Le Gall, Lagathu, patronymes très usités dans la commune.

L'importance de la population, sa répartition en 157 villages parfois distants les uns des autres, justifient la création de 4 écoles publiques, et d'une école privée.

L'enfant suit d'abord sa scolarité primaire, avant de collaborer quelque temps avec son père, qui lui donnera le goût de la mer.

Le 27 septembre 1908, le jeune Alain, qui n'a pas encore 18 ans, embarque à Plougastel-Daoulas comme novice sur la chaloupe "Marie Philomène", pour deux périodes de bornage de 11 et presque 9 mois, jusqu'au 10 mai 1910, états de service considérés comme définitifs dès le 11 mai 1910.

A cette date, il embarque sur le chalutier "Le Jeune Louise", qui pratique la petite pêche en rade de Brest.

Le 13 septembre 1911, il est incorporé, et rejoint alors le dépôt de Brest, puis celui de Toulon.

Le 1er juillet 1912, il est inscrit au rôle d'équipage du croiseur cuirassé "Léon-Gambetta", dont il débarquera le 17 août 1912.

Il embarque alors, pour 4 jours seulement, sur le croiseur "Jurien de la Gravière".

Le 1er septembre 1912, il retrouve le "Léon-Gambetta" qui sillonne la Méditerranée : Toulon, bien sûr, mais aussi Bizerte et Tunis, et surtout Constantinople, où le "Léon-Gambetta" assure la présence française lors de la guerre turco-balkanique, du 31 octobre 1912 au 12 avril 1913, avant de rejoindre son port d'attache, Toulon. C'est de là, que, le 4 août 1914, avec l'armée navale en ordre de marche, le jeune matelot à bord de son navire, rejoindra l'Adriatique.

Dans la nuit du 26 au 27 avril 1915, le sous-marin autrichien "U5" aperçoit la longue silhouette oblongue du croiseur. Il plonge et tire deux fois, coupant en deux le "Léon-Gambetta" qui coule en 10 mn.

Alain Kervella, 23 ans, ne sera jamais retrouvé.

Son père François, veuf depuis 1910, sera durement éprouvé par la première guerre : Nicolas a été blessé à Dixmude, et Louis décèdera en 1918 des suites de guerre à l'hôpital maritime de Brest.

Il était Matelot de 2e classe.
Son unité : Léon Gambetta
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 14-18 avec étoile(s)
Il est décédé le 27 avril 1915.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Brest(29)
Document portant la mention MPLF : Fiche Mémoire des Hommes

Léon Gambetta

835452gambetta0

Le "Léon Gambetta", construit à l'arsenal de Brest (29), était un navire d’une longueur de 146,50m, une largeur de 21,40 m au maître-bau, un tirant d’eau de 8,20 m, il avait un déplacement de 12600 tonnes. La propulsion était assurée par 3 machines à vapeur regroupant 28 chaudières qui assuraient une puissance de 28500 cv.

Le "

Léon Gambetta
9595
Kervella
Plougastel-Daoulas
Finistère (29)
HF
NULL
Il a été décoré : Médaille Militaire,Croix de Guerre 14-18 avec étoile(s)
Acte de décès 1916/271
E 10x13 paysage