Le nom du marin commence par :

Lucien Fourrer

est né le 25 décembre 1920 à Lyon (Rhône (69))

Lucien Joseph Fourer est le fils de Marcel, employé, et de Rosalie Grössler. La famille réside à Villeurbanne dans le département du Rhône.

A l’âge de 18 ans Lucien s’engage dans la marine nationale le 17 octobre 1938 (Matricule : 5605T38).

Il prend la spécialité de chauffeur. Le 12 avril 1939 il est affecté sur le croiseur "Duguay-Trouin".

De 1939 à 1940 le "Duguay-Trouin" est à Dakar au Sénégal et fait partie d'une escadre franco-britannique qui mène la lutte contre les forces navales allemandes dans l'Atlantique.

En juillet 1940,  ce bâtiment est interné à Alexandrie en Egypte par les Britanniques jusqu'au 3 septembre 1943, date à laquelle il rallie les "Forces Navales Françaises Libres".

Le 28 décembre 1942, Lucien  décide de rallier les "Forces Navales Françaises Libres" au sein de la "Mission d’Alexandrie" (Matricule 10407 FN 42).

Il est promu quartier-maître de 2e classe le 1er janvier 1942

Ayant rallié l'Angleterre, il est affecté au "2e régiment du bataillon de fusiliers-marins" du 16 janvier 1943 au 26 juin 1943.

Il est muté dans la spécialité de fusilier le 1er septembre 1943 et il demande à suivre le stage de commando.

"Les commandos suivaient leur entrainement dans le fameux camp d'Achnacarry, perdu dans les montagnes d'Ecosse. Ce lieu devait sa célébrité à la manière inhumaine dont y étaient traités les candidats. A la porte du camp étaient alignées les tombes fictives de tous les hommes morts pendant l'entrainement. Une pancarte indiquait le nom de l'homme et l'erreur qu'il avait commise car elle relevait, bien entendu, toujours d'une faute personnelle.Cinquante pour cent, à peine, des volontaires revenaient avec le droit au port du béret vert. Les autres étaient impitoyablement éliminés, soit qu'ils ne fissent pas l'affaire sur le plan physique ou moral, soit qu'ils fussent blessés lors des manœuvres à tir réel ou même tués, comme nous venons de le voir.

Cette rigueur s'avérait nécessaire. Sans elle, jamais le débarquement du 6 juin n'eut réussi ".

Citation du livre de Gwen-aël Bolloré –"Nous étions 177".

Lucien, ayant passé les épreuves du stage commando avec succès, obtient le fameux béret vert (badge 99).

Le 6 juin 1944 il prend part au débarquement sur la plage de la Brèche à Colleville-sur-Orne, participe à la libèration d'Ouistreham, puis au passage de l’Orne (Pegasus Bridge). Lucien est tué le 10 juin 1944 à Ranville dans le Calvados lors d'une contre-attaque allemande.

Lucien Joseph Fourer est cité à titre posthume à l’ordre du corps d’armée avec la mention :

"Volontaire pour les commandos en juin 1943. Toujours plein d’entrain et de courage. A participé à la première vague d’assaut, sous le plus violent bombardement, à la prise d'Ouistreham, puis aux opérations défensives. Tué à l’ennemi, dans sa tranchée au cours d’une contre-attaque allemande le 10 juin 1944".

Lucien Fourer avait 26 ans.

Il était Quartier-maître.
Son unité : Commando Kieffer - 1942-1946
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 39-45 avec étoile(s)
  • Citation à l'Ordre du Corps d'Armée
Il est décédé le 10 juin 1944.
Son corps repose au cimetière de Ranville (14)
Son décès est inscrit à la commune de Ranville (14)
Document portant la mention MPLF : Fiche mémoire des hommes

Commando Kieffer - 1942-1946

Ecusson-commando-Kieffer-40

La décision  d’intégrer un commando français  dans les troupes britanniques  est prise en mars1941 par le général britannique Haydon sur proposition de l'amiral Muselier, commandant des "Forces Navales Françaises Libres".

Commando Kieffer - 1942-1946
184030
Fourrer
Lyon
Rhône (69)
Aucune
NULL
Il a été décoré : Citation à l'Ordre du Corps d'Armée,Croix de Guerre 39-45 avec étoile(s),Médaille Militaire
acte de naissance Lyon 1920/5223
C 12x17