Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

François Marie Le Hardy

est né le 23 avril 1901 à Brest (Finistère (29))

Son père Hippolyte, natif de Recouvrance, quartier de la rive droite à Brest, est, au moment de sa naissance ouvrier mécanicien breveté dans la Marine nationale.

Sa mère Marguerite Mazeau native de Telgruc sur Mer (29) est mère au foyer.

Ses parents se sont mariés le 16 avril 1895 à Recouvrance.

Quand nait François Marie, il y a déjà dans la fratrie 3 enfants : André Marie 4 ans, Louis Marie presque 3 ans, Emilie Jeanne 16 mois. Cette petite famille demande beaucoup d'amour et d'attention. Suivront Marie Félicie en 1903, Victor Jean en 1904 et Marcelle Marie en 1910.

François Marie grandit à Brest avec sa famille au 38 rue Bruat jusqu'à ses 3 ans, puis au 155 rue de la Vierge (aujourd'hui rue de Glasgow), toujours dans le quartier de Saint Martin. A sa sortie d'école il se forme d'abord au métier de zingueur. Dès ses 18 ans il s'engage dans la Marine nationale à Brest pour 3 ans le 22 mai 1919 comme apprenti marin.

Après une formation au "2e Dépôt" à Brest il embarque sur les cuirassés "Diderot" et "Démocratie" pour conforter sa formation pendant 8 mois. Il est breveté canonnier télémétriste le 1er avril 1920. A cette date il est nommé au"5e Dépôt" à Toulon. Le mois suivant son père décède prématurément à l'âge de 51 ans.

François Marie va commencer ses voyages au Moyen Orient (Constantinople, Beyrouth) avec le cuirassé "Waldeck Rousseau" jusqu'en juin 1922. Sur ce navire il gagne ses galons de quartier-maître canonnier le 1er avril 1921.

Il se réengage pour 5 ans le 18 avril 1922 et revient sur Brest le mois suivant. Ayant fréquenté une brestoise, Raymonde Françoise Cocaign couturière, il convole en juste noces le 5 août 1922 à la mairie de Brest Pilier Rouge, ce couple aura 4 enfants : Marcelle Raymonde en 1923, Gisèle en 1926, François Hippolyte Marcel en 1929 et Raymond Félicien en 1932.

François Marie quitte Brest sur le cuirassé "Condorcet" affecté à la "Division Manche et Mer du Nord" en avril 1923.

Après une courte durée sur le croiseur-cuirassé "Pothuau" navire école d'artillerie, il embarque sur le contre-torpilleur "Amiral Senès" (ancien navire allemand S113). Son affectation sur ce bâtiment dure presque 2 ans. Durant ce temps il se réengage pour 3 ans le 2 juin 1925. Il revient à Brest au "2e Dépôt" avant d'être nommé sur l'aviso "Antarès" le 3 mars 1926 pour 2 ans. Vient le temps d'un nouvel engagement le 22 mai à Toulon.

François Marie rejoint le contre-torpilleur "Mécanicien principal Lestin" (nom d'une victime de l'explosion du cuirassé "Liberté" dans la rade de Toulon le 25 septembre 1911, ce mécanicien était descendu noyer les soutes remplies de poudre au fond du bateau, pour éviter à celui-ci de sauter).

Rengagé le 26 janvier 1928, François Marie accède au grade de second maître canonnier en janvier 1929.

Il est nommé sur le croiseur "Colbert" le 16 février 1932, à bord duquel il navigue pendant 4 années.

Un grand drame le touche le 21 juin 1936, il perd son épouse qui n'avait que 36 ans, laissant ses 4 enfants orphelins de mère. Il était heureusement basé à Brest au "2e Dépôt". Mais il lui faut reprendre la mer rapidement, on le nomme sur le croiseur "Emile Bertin" le 1er juillet 1936 pour 6 mois. Il est promu Maître canonnier sur le cuirassé de croisière "Vauban" où il passe deux années à naviguer. Il revient de Beyrouth pour épouser à Brest en secondes noces le 13 octobre 1938 Joséphine Le Rest, qui élèvera ses enfants.

La seconde guerre mondiale éclate le 1er septembre 1939, François Marie rejoint à Toulon, le 19 novembre 1939, l'aviso "Commandant Dominé". Puis il reste à terre au"5e Dépôt" à Toulon jusqu'en avril 1940.

A partir de cette époque les unités écoles de formation sont transférées à Casablanca (Maroc). François Marie suit une formation au "Groupe Écoles Casablanca" d'avril à juin 1941, puis embarque sur le cuirassé "Jean Bart" évadé de Saint Nazaire et stationné à Casablanca.

Malade, il est affecté début 1943 au "Centre d'Armement Militaire des Bâtiments de Commerce" (CAMBC). Il reçoit à cette époque, à New York, un complément de formation à la maintenance et la mise en œuvre des armes fournies par les sociétés Oerlikon, Marlin, Hotchkiss et Lewis Machine Guns.

Rapatrié par le Navire Hôpital "Canada" à l'hôpital Sainte Anne de Toulon en juillet 1945, il y décède le 29 août à l'âge de 44 ans.

Ses deux enfants mineurs seront adoptés par la Nation le 12 mars 1947.

Son corps repose au cimetière Kerfautras à Brest.

Il était Maître.
Son unité : Centre d'Armement Militaire des Bâtiments de Commerce
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s)
  • Citation à l'Ordre du Régiment
Il est décédé le 29 août 1945.
Son corps repose au cimetière de Brest (29)
Son décès est inscrit à la commune de Toulon (83)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Centre d'Armement Militaire des Bâtiments de Commerce

Centre d'Armement Militaire des Bâtiments de Commerce
184302
Le Hardy
Brest
Finistère (29)
Aucune
NULL
Il a été décoré : Citation à l'Ordre du Régiment,Croix de Guerre 39-45 avec étoile (s),Médaille Militaire
Acte de décès 1945/001247