Le nom du marin commence par :

Francois Goudard

est né le 11 octobre 1880 à Bouzigues (Hérault (34))

François naît le 11 octobre 1880 à Bouzigues Hérault (34). Il est le fils de François Goudard et de Jeanne Cuisinier, son épouse. Il passe son enfance à Bouzigues où son père exerce la profession de perruquier-coiffeur. Il fait sa scolarité à Bouzigues et obtient son certificat d’études en 1893. Devenu adulte il apprend le métier de marin pêcheur, et embarque pour la petite pêche comme matelot sur les barques du port de Sète : ʺMilanʺ puis ʺSaint-Barthélémyʺ.

A 20 ans François est appelé dans la Marine nationale, pour effectuer son service militaire. Il est incorporé le 17 octobre 1900 au ʺ5e Dépôt des équipages de la flotteʺ à Toulon comme inscrit maritime, sous le matricule n° 216 Cette (Sète) (Matricule n° 955 au recrutement de Montpellier, classe 1900). Après une formation maritime, il va à Lorient en janvier 1901 au "Bataillon d’apprentis fusiliers" pour suivre le cours de spécialité en vue d’obtenir le brevet élémentaire de fusilier. Promu matelot de 2e classe breveté fusilier, le 1er décembre 1901, il est ensuite affecté sur le cuirassé "Magenta" servant de caserne du "5e Dépôt des équipages de la flotte" à Toulon. En août 1904, après 46 mois de service à l'état, il est placé dans la réserve de l'armée de mer. Il retourne à la vie civile et reprend son métier de marin pêcheur à Sète comme patron pêcheur sur la nacelle "Magenta".

François se marie le 8 février 1906 à Bouzigues avec Marie-Louise Faucillon. De cette union naissent deux enfants : en 1908 une première fille Marie-Yvonne Goudard, décédée l’année suivante, et en 1910 une deuxième fille Yvonne Goudard, qui se marie plus tard avec monsieur Faliph (Voir photo de Yvonne et de sa mère)

Etant signaleur de la guerre François est dispensé de période d'exercices d'entraînement en 1906, et en 1912.

Le 26 août 1914, François est mobilisé pour la durée de la guerre contre l’Allemagne. Il rejoint le "5e Dépôt des équipages de la flotte" à Toulon. Il apprend qu’il est désigné pour servir au "2e Régiment de marins" (3e bataillon, 12e compagnie). Sa compagnie quitte Toulon le 23 octobre par le train pour rejoindre Paris, puis Calais le 27 octobre. Son bataillon poursuit le trajet à pied pour rejoindre sur l'Yser (Belgique) la brigade de fusiliers marins commandé par l’amiral Ronarc’h. La brigade de fusiliers marins est formée à Paris à partir de marins disponibles à Brest, à Cherbourg, à Rochefort, et à Toulon, mais principalement de bretons de toutes spécialités. Elle comprend deux régiments, à trois bataillons de quatre compagnies chacun, et une compagnie de mitrailleuses. En septembre 1914, la brigade est transportée à Anvers, où se trouve assiégée l’armée belge. La brigade se bat les 9, 10 et 11 octobre 1914 à Melle pour protéger la retraite des troupes belges. En octobre la brigade se dégage vers Dixmude sur le canal de l’Yser avec la mission de stopper l’avance allemande. Le 16 octobre commence la bataille pour la possession de Dixmude avec 6000 marins et 5000 belges. Les pertes des défenseurs sont effroyables, mais la brigade continue à défendre, coûte que coûte. Le 15 novembre l’offensive allemande est stoppée. La brigade a perdu environ 3000 hommes, morts, disparus, ou mis hors de combat.

La brigade est relevée et se replie sur Dunkerque pour renouveler les personnels tués ou blessés. Le 3e bataillon constitué à Toulon intègre le 2e régiment de marins le 10 novembre à Nieuport au sud du canal de l’Yser. Le 22 novembre la brigade est relevée et se replie à Dunkerque. Le 29 novembre le régiment reconstitué retourne au front dans les tranchées de Caeskerke. Le 2 décembre il se replie vers Lampernisse. Le 5 décembre le régiment repart au front à Bosch-Hock. Le 18 décembre il prend part à un combat au cours du quel il enlève plusieurs mitrailleuses à l’ennemi. Le 21 janvier le régiment est envoyé à Nieuport. Il est relevé le 3 février.

Il repart au front le 7 février. C’est au cours de ces combats du 7 février 1915, que François est tué à l’ennemi. Son corps est transporté à Coxyde en zone de repli, où l’acte de décès est dressé.

 

Il est inhumé provisoirement à Coxyde. En mai 1922, tous les corps des militaires français inhumés provisoirement en Belgique sont rapatriés en France à la nécropole nationale de Notre Dame de Lorette, sur la commune d’Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais).

François est cité à l'ordre de l'armée une première fois en octobre 1914 en ces termes : "A fait preuve de la plus grande vigueur et d'un entier dévouement dans la défense d'une position stratégique très importante"

Il est cité une deuxième fois à l'ordre à l'ordre de l'armée en ces termes : "Soldat d'une bravoure admirable. S'est signalé en diverses circonstances périlleuses particulièrement, le 17 décembre. Tué, le 7 février 1915, à son poste de signaleur de guerre. A été cité."

Le nom de François Goudard est inscrit sur le monument aux morts de la commune de Bouzigues.

Il était Matelot de 1re classe.
Son unité : Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 14-18 avec palme(s)
  • Citation à l'Ordre de l'Armée
Il est décédé le 07 février 1915.
Son décès est inscrit à la commune de Bouzigues (34)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser

Yser

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser

 

Après avoir combattu à Melle, près de Gand, pour protéger la retraite de l'armée du royaume de Belgique, puis avoir stoppé héroïquement les Allemands dans le secteur de Dixmude en octobre et novembre 1914, les régiments de la "Bri...

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser
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Goudard
Bouzigues
Hérault (34)
Aucune
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Il a été décoré : Citation à l'Ordre de l'Armée,Croix de Guerre 14-18 avec palme(s),Médaille Militaire
Acte de Décès 1915/15