Le nom du marin commence par :

François Marie Jean Baptiste Pion

est né le 19 février 1884 à Pontarlier (Doubs (25))

François naît le 19 février 1884 à Pontarlier (Doubs). Il est le fils d’Alexandre Eugène Pion, négociant et de Marie Marthe Léontine Fleuriot, son épouse, tous deux domiciliés à Pontarlier. François passe son enfance et fait sa scolarité à Pontarlier. Puis il suit ses parents qui s’expatrient à Sydney en Australie.

A 18 ans, il est admis au concours de l'"Ecole navale". Il est incorporé dans la Marine nationale le 30 septembre 1902 au port de Brest, comme élève sur le navire école "Borda". Le 1er octobre 1904, il est nommé aspirant de marine et affecté sur le croiseur "Duguay Trouin". Il part ensuite en décembre 1905 en campagne outre-mer, où il embarque sur le transport "Vaucluse" de la division navale de l’Océan Pacifique. Il est nommé enseigne de vaisseau de 2e classe le 5 octobre 1907, et affecté sur le croiseur "Kersaint", de la division navale d’Indochine. En janvier 1908, il est rapatrié en métropole pour être affecté en juillet 1908 à Toulon sur le croiseur "Surcouf".

En décembre 1908 François demande un congé sans solde pour servir en position hors cadre à la Compagnie calédonienne des mines de Nouvelle Calédonie. En juin 1910, il est nommé enseigne de vaisseau de 1re classe. En octobre 1911, il est rayé des contrôles et versé dans la réserve de l’armée de mer.

Le 8 décembre 1911, François se marie au consulat général de France à Sydney (Moss Vale) en Australie, avec Marie Louise Hugoniot.

En août 1914, lors de la mobilisation générale, François, qui se trouve en métropole, rejoint le port de Cherbourg. Le 6 août il est affecté sur l'ex garde-côtes "Bouvines", reconverti en bâtiment base de sous-marins. Le 8 octobre il est désigné pour servir au "2e Régiment de marins" qui combat en Belgique. La brigade de fusiliers marins est formée à Paris à partir de personnels disponibles à Brest, à Cherbourg, à Rochefort, et à Toulon, mais principalement de bretons de toutes spécialités. Elle comprend deux régiments, à trois bataillons de quatre compagnies chacun, et une compagnie de mitrailleuses. Elle avait pour mission d’assurer la police de la capitale. Mais, en septembre, la mission est modifiée ; la brigade est transportée à Anvers, où se trouve assiégée l’armée belge. Elle se bat les 9, 10 et 11 octobre 1914 à Melle pour protéger la retraite des troupes belges, poursuivies par les forces allemandes, nettement supérieures en nombre. En octobre, la brigade se dégage vers Dixmude sur le canal de l’Yser avec la mission de stopper l’avance allemande. Le 16 octobre, commence la bataille pour la possession de Dixmude avec 6000 marins et 5000 belges. Les pertes des défenseurs sont effroyables, mais la brigade continue à défendre, coûte que coûte. Le 15 novembre, l’offensive allemande est stoppée. La brigade a perdu environ 3000 hommes, morts, disparus, ou mis hors de combat.

La brigade est relevée et se replie sur Dunkerque pour renouveler les personnels tués ou blessés. Le 10 novembre 1914, le "2e Régiment de marins" est positionné à Nieuport au sud du canal de l’Yser. Le 22 novembre la brigade est relevée et se replie à Dunkerque. Il y a une rotation: 2 jours au front, 2 jours en réserve et 4 jours en repos au cantonnement. Le 29 novembre, le régiment est de retour au front dans les tranchées de Caeskerke. Le 2 décembre, il se replie vers Lampernisse.

 Le 5 décembre, le régiment est au front à Bosch-Hock. Quelques jours plus tard, après un repos, le régiment prend part à l'attaque de Steenstraete (Yser). C’est au cours de ces combats du 17 décembre 1914, que François est tué à l’ennemi sur le champ de bataille.

L’acte de décès est dressé le 22 décembre à Dostvleteren (Belgique). Il est transcrit le 30 janvier 1915 sur les registres de l’état civil de la commune de Cherbourg (Manche).

François est cité à l’ordre de l’armée navale, en ces termes : "A toujours commandé son peloton dans les circonstances les plus critiques avec zèle et compétence.".

Il est inhumé à la nécropole nationale Notre Dame de Lorette d’Ablain Saint-Nazaire (Pas-de-Calais), carré 6, rang 1, tombe 1040.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de la commune de Beaune (Côte-d'Or), et au mémorial de l'Ecole navale.

Une plaque commémorative en hommage à François Pion est apposée au collège Notre-Dame de Beaune. (Côte-d'Or).

Source photo : Traditions Ecole Navale

Il était Enseigne de vaisseau de 1re classe de Réserve.
Son unité : Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser
  • Légion d'Honneur (chev.)
  • Croix de Guerre 14-18 avec palme(s)
  • Médaille commémorative de la Grande Guerre
  • Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer
Il est décédé le 17 décembre 1914.
Son corps repose au cimetière de Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de Calais)
Son décès est inscrit à la commune de Cherbourg-Octeville (Manche)
Document portant la mention MPLF : Acte de décès

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser

Yser

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser

 

Après avoir combattu à Melle, près de Gand, pour protéger la retraite de l'armée du royaume de Belgique, puis avoir stoppé héroïquement les Allemands dans le secteur de Dixmude en octobre et novembre 1914, les régiments de la "Bri...

Fusiliers marins 1914-1918 – Bataille de l'Yser
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Pion
Pontarlier
Doubs (25)
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Il a été décoré : Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer,Croix de Guerre 14-18 avec palme(s),Légion d'Honneur (chev.),Médaille commémorative de la Grande Guerre
Acte de décès 154/1915
C 12x17