Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

André Marcel Ménard

est né le 24 juillet 1911 à Mortagne-Sur-Sèvre (Vendée (85))

Il est le fils de François Xavier Ménard, maréchal forgeron, et de son épouse Fleure Augustine Anna Chacum, tisseuse.

En compagnie de son frère aîné, François, il passe son enfance à Saint-Hilaire-de-Mortagne (85).

André est appelé pour effectuer son service national dans la Marine nationale le 15 octobre 1932 et incorporé au "3e Dépôt" à Lorient.

Le 26 suivant, le matelot de 3e classe mécanicien André Ménard rallie le cuirassé "Lorraine" à bord duquel il demeure jusqu’à la fin de ses obligations militaires.

Le 15 octobre 1933, titulaire d’un certificat de bonne conduite avec mention "bonne", il retourne à la vie civile.

Sportif accompli, féru de cyclisme, André participe aux courses organisées sur le vélodrome de Cholet. Après l’une d’entre-elles, il fait la connaissance d’une jeune demoiselle … et le 9 novembre 1936, à Saint-Prouant (85), André prend pour épouse Fernande Simone Marguerite Droussé qui lui donnera une fille prénommée Danielle.

La famille demeure avenue Saint-Pierre-et-Miquelon à Saint-Malo (35) où André est manœuvre au service du petit entretien du matériel de la SNCF.

Rappelé à l’activité, André rallie le "2e Dépôt" à Brest début décembre 1939. Devant l’avancée inexorable des troupes ennemies, les marins quittent les ports français et certains se réfugient en Angleterre. Le 3 juillet 1940, dans le cadre de l’opération "Catapult", les militaires français sont internés dans des camps.

Désirant rejoindre au plus tôt sa famille, André embarque sur le paquebot reconverti en transport de troupes "Meknès" le 24 juillet 1940, jour de ses 29 ans, à Southampton.

Victime d’une torpille lancée d’une vedette allemande, le "Meknès" sombre très rapidement dans les eaux froides de la Manche entraînant dans sa perte la disparition de 420 victimes.

Le corps du matelot mécanicien André Ménard n’a jamais été retrouvé.

Son nom est inscrit à Saint-Malo sur une plaque commémorative S.N.C.F. "1939-1945 A la mémoire des cheminots tués par faits de guerre" et sur la stèle commémorative de Berneval / Saint-Martin-en-Campagne (76).

Fernande se remarie quelques années plus tard avec Emile Bernard et une fille, Brigitte, vient agrandir la famille. Adjudant-chef dans l’Armée de terre, Emile décède en juillet 1961 en Algérie et est déclaré "Mort pour la France".

En 2008, durant la même semaine, Brigitte et Fernande s’en sont allées.

En 2009, après la lecture d’un article sur l’épave du "Meknès" paru dans la presse locale, Danielle prend contact avec le centre de plongée de Saint-Malo. Par son intermédiaire, elle a fait amarrer à l’épave une fiole de verre contenant un message à son papa où elle exprime sa souffrance de ne pas l’avoir connu et son apaisement d’avoir accompli ce geste.

Il était Matelot.
Son unité : Meknès
Il est décédé le 24 juillet 1940.
Porté disparu
Document portant la mention MPLF : Mémoire des Hommes

Meknès

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Le Meknès était un ancien paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique construit par les Chantiers de Normandie du Grand-Quevilly, de 132 mètres de long et jaugeant 6127 tonneaux, mis en service en 1914 sur la ligne le Havre-Haïti sous le nom de Poerto Rico. Renommé Meknès, il est placé sur la ligne Bordeaux-Casablanca en 1929, puis le Havre-La Baltique en 1936. Suite aux événements de la guerre mondiale, il est transformé en transport de...

Meknès
184218
Ménard
Mortagne-Sur-Sèvre
Vendée (85)
HE
NULL
Il a été décoré : Aucune
Acte de naissance 1911/32
E 10x13