Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Yvon Marie Sintic

est né le 11 août 1879 à Concarneau (Finistère (29))

Yvon est le fils de François Sintic, journalier, et de Marguerite Jacq son épouse. C'est le cinquième enfant d'une fratrie qui comprend déjà trois filles et un garçon. Deux autres garçons et une quatrième fille suivront le jeune Yvon Marie.

La famille vit au lieu-dit "le Passage", à Lanriec, commune rattachée à Concarneau depuis le 21 février 1959. Située sur la rive gauche de l'estuaire du Moros (la ville close de Concarneau se trouve sur la rive droite), Lanriec est connu depuis l'Antiquité. La pointe du Cabellou, en particulier, "fut fortement occupée dans les derniers temps de l'Empire romain, par les troupes chargées de défendre le littoral contre les incursions des pirates saxons" (Benjamin Girard "La Bretagne maritime" 1884). La commune tire son nom de celui de Rioc, un anachorète qui mourut à Landévennec où l'avait conduit Saint Guénolé. Rioc fut déclaré Saint en 633 par Saint Budoc, qui a donné son nom à Beuzec-Conq, autre commune rattachée à Concarneau. D'abord Lan Rioc (XIème) puis Lanreuc (1368), Lanriec prend définitivement son nom actuel en 1535.

En 1879, Lanriec est en plein développement : de 1711 habitants en 1876, elle atteint 2074 inscrits dix ans plus tard.

Le jeune Yvon Marie y mène une existence heureuse, jusqu'à la mort de son père en 1886. Il n'a encore que 7 ans.

L'accès à l'instruction est désormais gratuit pour tous, et l'enfant a déjà débuté sa scolarité à l'école la plus proche de son domicile. Il suit ensuite une formation de charpentier.

Tiré au sort, il choisit de s'engager pour 5 ans dans la marine, et arrive au corps à Lorient le 11 novembre 1899, comme charpentier provisoire. Le 28 novembre, il quitte Lorient pour Toulon, et, le 7 janvier 1900, il embarque jusqu'au 2 mai 1905 sur le croiseur corsaire "Chateaurenault" (construit aux chantiers de La Seyne-sur-mer). D'abord matelot de 3e classe, il est matelot de 1re classe le 1er octobre 1901, quartier-maître de 2e classe, en avril 1902, de 1re classe un an plus tard.

Après 3 mois au dépôt des équipages de Brest, il rejoint celui de Toulon, avant d'embarquer le 3 septembre 1905 sur le croiseur cuirassé "Dupetit-Thouars", construit à Toulon, qui vient d'être armé pour essais.

Le 25 octobre 1906, il est inscrit au rôle d'équipage de la canonnière cuirassée "Styx", pour 13 mois. Durant cette période, il est promu second maître, le 1er octobre 1907. La canonnière, qui appartient à la division navale de l'Indochine, sert comme bâtiment central à Rach Dua, stationnaire au cap Saint Jacques près de Saigon.

Après 3 mois au "2e Dépôt", il rejoindra à nouveau Toulon, qu'il quittera le 28 septembre 1908, pour faire partie de la flottille des 10 contre-torpilleurs d'Oran, à laquelle il appartiendra pendant 36 mois et 8 jours.

Le 24 octobre 1911, de retour depuis deux semaines, le second maître charpentier Yvon Sintic épouse à Concarneau la jeune Marie Joséphine Jaouen, également concarnoise, âgée de 23 ans. Durant les 6 mois suivants, il sera affecté à Brest, à proximité de chez lui.

Le 27 avril 1912, il embarque sur le cuirassé "Démocratie", qui est affecté à la seconde escadre, alternativement 1re et 2e division, et dont il débarquera le 6 janvier 1913, avec le grade de premier maître charpentier.

Après un mois au dépôt des équipages de Toulon, il rejoint le croiseur cuirassé "Léon-Gambetta", le 6 février 1913. A cette période, le croiseur assure la présence française lors de la guerre turco-balkanique avant de regagner son port d'attache, Toulon, le 12 avril 1913.

Le 3 août 1914, c'est la guerre. Le "Léon-Gambetta" participe au verrouillage du canal d'Otrante dans sa partie la plus dangereuse, la partie occidentale, proche de Santa Maria di Leuca, finis terrae de l'Italie.

Dans la nuit du 26 au 27 avril 1915, le sous-marin autrichien "U5" tire en immersion deux torpilles qui couleront le croiseur en une vingtaine de minutes.

Le corps du premier maître charpentier Yvon Marie Sintic sera retrouvé par les marins italiens, et enterré avec 57 autres compagnons au cimetière de Castrignano del Capo quelques jours plus tard, en présence d'une délégation de survivants, et de toute la population de Castrignano, venue rendre hommage aux "héros français".

Il avait 35 ans, et une fille qui ne connaîtra jamais son papa enterré si loin des siens.

Sa fille recevra le 22 juin 1922, à Saint-Georges-de-Didonne, en Charente, les médailles décernées à son père.

Il était Premier maître.
Son unité : Léon Gambetta
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 14-18 avec étoile(s)
  • Médaille commémorative de la Grande Guerre
  • Citation à l'Ordre du Régiment
Il est décédé le 27 avril 1915.
Son corps repose au cimetière de Castrignano del Capo (Italia)
Son décès est inscrit à la commune de Castrignano del Capo (Italia)
Document portant la mention MPLF : Transcription de décès

Léon Gambetta

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Le "Léon Gambetta", construit à l'arsenal de Brest (29), était un navire d’une longueur de 146,50m, une largeur de 21,40 m au maître-bau, un tirant d’eau de 8,20 m, il avait un déplacement de 12600 tonnes. La propulsion était assurée par 3 machines à vapeur regroupant 28 chaudières qui assuraient une puissance de 28500 cv.

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Léon Gambetta
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Sintic
Concarneau
Finistère (29)
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Il a été décoré : Citation à l'Ordre du Régiment,Croix de Guerre 14-18 avec étoile(s),Médaille commémorative de la Grande Guerre,Médaille Militaire
transcription de décès1916/39bis