Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

François Riou

est né le 27 avril 1907 à Brest (Finistère (29))

Fils d’Yves Marie Riou, agent de police, et de Marie Broustail, François naît le 27 avril 1907 dans le grand port du Ponant. Il est le second enfant de la famille, Marie, sa grande sœur, est née deux années plus tôt à Brest.

Le 3 octobre 1922, à l’âge de quinze ans, François est incorporé dans la Marine nationale et gagne le navire école "Armorique" de l’école des mousses et des apprentis-marins à Brest (matricule : 126495). Il signe son engagement initial d’une durée de cinq ans le 17 août 1923 et devient apprenti-marin pour compter de ce jour. La formation initiale, militaire et maritime, à l’école dure jusque fin septembre 1923. Il rejoint alors "l’École des radios" à Toulon pour y suivre la formation de spécialité.

Le 1er avril 1924, le matelot de 2e classe radiotélégraphiste François Riou rallie le croiseur cuirassé "Marseillaise". Il acquiert une nouvelle formation, entre juin et septembre 1925, à "l’École de T.S.F." (Télégraphie sans fil). Après un très court passage à la "Défense fixe de Brest" où il obtient la qualification de chef de poste, il est muté sur le transport pétrolier "Dordogne".

Le 14 décembre 1927, après vingt-six mois de navigation, il est désigné pour le "2e Dépôt" à Brest et, en janvier suivant, pour la "Défense fixe de Brest".

François épouse Jeanne Marie Madec le 23 juillet 1928 à Guimiliau (29). De cette union naissent deux garçons : Jean-Yves et Pierre qui décèdera en bas âge.

A l’issue d’un nouveau passage au "2e Dépôt" en septembre 1928 où il est promu au grade de quartier-maître, il poursuit sa carrière durant les années 1929, 1930 et 1931 au "Service transmissions de la 4e région" à Bizerte (Tunisie).

De retour en métropole, il navigue, au cours de l’année 1932, en Méditerranée sur le cuirassé "Lorraine" et le navire atelier "Vulcain" (ex. "Kronstadt" de la Marine russe) et reçoit également un poste à terre à "l’École des mécaniciens et chauffeurs" à Toulon.

En février 1933, il est muté sur la canonnière de rivière "Francis Garnier" en Indochine puis, en octobre suivant, sur le croiseur "Primauguet" des Forces Navales d'Extrême-Orient (FNEO).

Après deux années en outre-mer, il regagne la métropole et, à l’issue de vacances bien méritées, il est désigné sur le transport d'aviation "Commandant Teste" en juin 1935 puis navigue, entre janvier et décembre 1936, sur le transport pétrolier "Var". Il rejoint enfin, en février 1937, la "Défense littorale Cherbourg".

Non autorisé à contracter un nouvel engagement, il quitte la Marine le 23 avril 1937 avec le grade de quartier-maître de 1re classe.

En novembre 1939, la France s’installe dans la "drôle de guerre". Dans les ports français, les bâtiments sont armés pour partir vers les côtes de Norvège afin d’empêcher les Allemands de s’installer en Scandinavie.

François est rappelé sous les drapeaux le 24 du mois et aussitôt désigné sur le contre-torpilleur "Bison".

Le bâtiment quitte Lorient pour rapatrier le corps expéditionnaire français qui est parti se battre à Namsos (Norvège). Les Allemands sont là et leur aviation harcèle les bâtiments, la bataille est rude. 

Le 3 mai 1940, klaxon d’alerte, le ciel est plein d’avions, les stukas de la Luftwaffe attaquent le groupe de bâtiments alliés. Le combat dure deux heures. Un stuka pique sur le "Bison" qui se désintègre dans les flots en feu. François est au nombre des disparus.

Le mauvais sort s’acharne sur la famille puisque Jeanne Marie décède peu de temps après dans des circonstances tragiques à Toulon. Jeune orphelin, Jean-Yves revient seul en train en Bretagne et sera élevé par Louise Le Gléau, sa tante maternelle.

Il était Quartier-maître de 1re classe.
Son unité : Bison
  • Médaille Militaire
Il est décédé le 03 mai 1940.
Porté disparu
Document portant la mention MPLF : Etat signalétique et des services

Bison

Contre-torpilleur Bison

Le contre-torpilleur Bison

Du type Guépard/Valmy (1930-1940), le contre-torpilleur Bison (2.700 tonnes), construit par l’arsenal maritime de Lorient, a été mis en service le 24 octobre 1930. Capable d’atteindre la vitesse record de 40 nds, il a d’abord été affecté à Brest en 1932.

Dans la nuit du 7 au 8 février 1939, les croiseurs de la 2e escadre de Brest servent de but aux flottil...

Bison
184057
Riou
Brest
Finistère (29)
HE
NULL
Il a été décoré : Médaille Militaire
Acte de naissance 1907/494
B 15x21