Le nom du marin commence par :

Louis Jean Marie Joseph Guével

est né le 26 juin 1887 à Riec-sur-Belon (Finistère (29))

Louis Jean Marie Joseph Guével est né le 26 juin 1887 à Riec-sur-Belon, dans le sud-Finistère, de Louis, marin, et de Josèphe Coq, son épouse, tailleuse à Kerlippe.

Situé entre les rivières de l'Aven et du Belon, en Cornouaille, ce charmant petit port est aujourd'hui connu pour être la capitale de l'huître plate. Source d'inspiration des peintres de l'école de Pont-Aven ou du gastronome Curnonsky, elle a également fourni matière au musicien contemporain Didier Squiban.

Quand naît le petit Louis, sa commune natale comprend près de 4000 habitants, à peu près sa population actuelle.

Connue depuis la préhistoire, malmenée lors de la guerre de cent ans, elle possède huit moulins à eau au début du 19e siècle, produit sarrasins et seigle, et tire parti des engrais marins. Après l'installation du premier parc à huîtres, en 1857, on extrait également du maerl acheminé par rivière jusqu'au port de Pont-Aven, ainsi que l'indiquent des vestiges d'embarcadère.

C'est dans le quartier de Pen Moor, le bout de la mer, que l'enfant grandit : de la campagne à la mer, le lieu est magnifique.

Le jeune Louis fréquente l'école communale de Riec-sur-Belon, où il accomplira sa scolarité.

A 16 ans, il devient marin, comme son père : au 2 juillet 1906, il totalise déjà 25 mois et 4 jours de cabotage, probablement de pêche côtière. Lors du recrutement cantonal, sa fiche précise qu'il est inscrit maritime à la date du 12 mai 1906.

Il embarquera ensuite 5 mois à bord de "La Réserve", puis du "Saint Joseph", jusqu'au 24 juin 1907. Concarneau sera son port d'attache.

 

Le 27 juin 1907, il est appelé à remplir ses obligations militaires, pour un an seulement : à cette époque, il totalise déjà 36 mois de navigation.

Il embarque immédiatement sur le cuirassé "Hoche" qui patrouille en Méditerranée, puis, le 1er novembre 1907, sur le vaisseau-école "La Couronne", qui forme les apprentis canonniers.

Le 1er juillet 1908, il a rempli ses obligations et retourne à la vie civile, pour quelque temps seulement, car il va être autorisé à compléter sa période de navigation, afin d'acquérir 5 ans d'ancienneté.

Il embarque alors jusqu'au 1er novembre 1911 à bord du cuirassé "Charlemagne", qui sillonne la Méditerranée. Durant cette période, il est promu matelot de 1re classe, puis quartier-maître, le 1er octobre 1911. Le 1er novembre 1911, il rejoint le "2e Dépôt" à Brest, jusqu'au 20 janvier 1912.

Ces deux mois seront fertiles en événements. En effet, le 26 novembre, il épouse une concitoyenne de Kerlippe, Marie Jeanne Philomène Kerforn, une jeune couturière de 17 ans. Louis, son aîné de 7 ans, en a 24. La vie leur semble belle, alors, d'autant plus qu'un an plus tard un petit garçon vient égayer leur foyer.

 

Le 1er février 1912, le quartier-maître Louis Guével, rattaché au "5e Dépôt" à Toulon, est inscrit au rôle d'équipage du croiseur cuirassé "Léon-Gambetta". A bord de son navire, il va naviguer sur la Méditerranée, Toulon, Bizerte, Tunis, mais aussi Constantinople, où le "Léon-Gambetta" assure la présence française lors de la guerre turco-balkanique, du 31 octobre 1912 au 12 avril 1913. Le cuirassé regagne ensuite Toulon, d'où il continue à se déplacer en Méditerranée, puis en juillet 1914, participe aux manœuvres associées.

Le 3 août 1914, l'Armée navale quitte Toulon pour Bizerte, puis, de là, pour l'Adriatique : c'est la guerre, et le "Léon-Gambetta" assure le barrage du canal d'Otrante.

La mission n'est pas sans danger.

Dans la nuit du 26 au 27 avril 1915, deux torpilles autrichiennes brisent le navire en deux, causant 684 victimes, parmi lesquelles le quartier-maître Louis Guével.

 

Son corps sera retrouvé le lendemain par les marins italiens et ramené avec 57 autres à Santa Maria di Leuca, le Finis terrae de l'Italie. D'abord enterré au cimetière de Castrignano del Capo au cours d'une cérémonie solennelle à laquelle assistaient la population et quelques survivants, il sera ensuite transféré à la "Chapelle des Héros français" dans ce même cimetière. Une plaque à son nom y figure près de l'autel.

A 2500 km de là, dans un autre Finistère, avec sa maman de 20 ans, le petit Louis-Philippe, 3 ans à peine, attend en vain le retour de son papa, qui ne fêtera jamais ses 28 ans.

Il était Premier maître.
Son unité : Léon Gambetta
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 14-18 avec étoile(s)
  • Médaille Coloniale - Maroc
Il est décédé le 27 avril 1915.
Son corps repose au cimetière de Castrignano del Capo (Puglia, Italia)
Son décès est inscrit à la commune de Riec-sur-Belon
Document portant la mention MPLF : Mémoire des Hommes

Léon Gambetta

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Le "Léon Gambetta", construit à l'arsenal de Brest (29), était un navire d’une longueur de 146,50m, une largeur de 21,40 m au maître-bau, un tirant d’eau de 8,20 m, il avait un déplacement de 12600 tonnes. La propulsion était assurée par 3 machines à vapeur regroupant 28 chaudières qui assuraient une puissance de 28500 cv.

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Léon Gambetta
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Guével
Riec-sur-Belon
Finistère (29)
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Il a été décoré : Croix de Guerre 14-18 avec étoile(s),Médaille Coloniale - Maroc,Médaille Militaire
Acte de mariage